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Les moulins à vents de Concots autour de 1850

A la lecture du recueil de monographies cantonales et communales établies par les contrôleurs des contributions directes vers 1850, on découvre que Concots possédait 3 moulins à vent.

moulin des Labratières

moulin des Labratières

Le premier cité, le moulin à vent des Labratières, situé dans le hameau du même nom, à une altitude de 307m., était pourvu d’une paire de meules. Ce moulin, le mieux conservé actuellement, bien que privé de son toit et de son mécanisme, dresse encore sa fière silhouette désailée à l’entrée du hameau. Il était aussi, au XVIIIe siècle, la propriété de la famille de Mauriac, seigneurs de Concots. On a aussi connaissance de la présence du dénommé Vincens, meunier du seigneur de 1766 à 1780.

Le deuxième cité est le moulin à vent de Labrepel. Ce lieu-dit tel qu’exprimé n’existe pas dans la commune. On doit peut être y voir une mauvaise transcription de l’occitan : l’arbre bel, soit en français : le gros arbre, rappelant l’ormeau, dont la présence est aussi évoquée dans cette même monographie, et qui a donné son nom au lieu-dit situé à la sortie ouest de Concots ; lieu-dit où se trouve, à quelque distance, sur la route d’Esclauzels, ce deuxième moulin à vent bâti à 271m. d’altitude. Celui-ci, entièrement ruiné, ne signale plus sa présence que par son fondement circulaire. Appelé aussi moulin de Malmont, il était doté d’une paire de meules.

Enfin, le troisième moulin à vent cité, est celui de Concots, dit aussi moulin Bach, situé à 307m. d’altitude, à la sortie nord-est du village, sur la route de Saint Cirq Lapopie. Complètement ruiné, il ne signale plus son existence passée que par son fondement circulaire juché sur un petit monticule, visible de la route départementale n°42. Il était doté lui aussi d’une paire de meules.

La monographie ne fait pas état d’un quatrième moulin, dit moulin Séval, situé au nord du village, à 368m. d’altitude, au hameau des Places. Ce dernier, dont la présence est attestée sur l’ancien cadastre du début du XIXe, devait déjà être en ruine à la date de ladite monographie. D’autre part, la mémoire locale évoque l’existence d’un cinquième moulin, dont il ne reste à notre connaissance aucune trace. Peut être un mystère à élucider !

Si ces moulins à vent, tributaires des caprices d’Eole, ne suffisaient à triturer que les grains nécessaires au pays, il n’en reste pas moins, qu’avec ces trois paires de meules, la communauté villageoise de 977 habitants, devait avoir du grain à moudre.

Lo Velhaire de la Torn.

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